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Edrick Trask, fils de Kevin

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Invité
Invité
MessageSujet: Edrick Trask, fils de Kevin Lun 30 Mar - 21:59


SEXE | Masculin

ÂGE | 52 ans

TITRE | Second Prince de Kinvit, Dragonnier

MÉTIER | Haut Général de Kinvit

Kinvitois

POUVOIR(S) |Création d'arme. Il peut faire apparaître dans sa main n'importe quelle arme, ce qui lui permet de ne jamais être désarmé et d'être toujours prêt au combat.

SEXE | M
ÂGE | 18

OÙ AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM | Top Site (je sais plus lequel cependant)
DOUBLE-COMPTE ? | nop

AUTRE(S) | Hum, c'est moi ou le texte de la section «Historique» est un copier coller de celui de la section «Psychologique»?

CODE DU RÈGLEMENT |


DESCRIPTION PHYSIQUE
Si on devait tout de suite décrire Edrick après une première impression, on dirait tout de suite le mot «vétéran». Plusieurs disent que son regard brûle de ses nombreux combats, réfléchissant toute son expérience au maniement des armes. Sa barbe blanche cache de nombreuses cicatrices au bas du visage, tout comme son casque en cache une au milieu du front. Son armure doré, ainsi que le masque et le casque qu'il porte souvent pour l'accompagné au combat, porte des marques prouvant qu'elle a été utilisée à de nombreuses reprises. Ses traits de jeunesses qui lui donnait du charme se sont effacés avec l'âge, remplaçai par un visage plus bourrin vers la quarantaine, comme ce fut le cas pour son père Kevin. En regardant son expression calme sur son visage allongé, on peut facilement voir la ressemblance avec Kevin. Ainsi donc, il a l'allure d'un guerrier.

Bien qu'il soit à peine plus grand que la moyenne, Edrick est extrêmement bien battit, et ce malgré son âge. Sa carrure, intimidante, projette ainsi une aura de force aux gens qui l'entoure, soutenu par son visage aux traits fermes et sévères. Avec sa vieille armure doré, son casque à pointe donnant parfois l'impression d'une couronne et le masque qu'il ajoute pour se protéger le visage lorsqu'il va se battre, Edrick arbore clairement une allure menaçant et impressionnante, ce qui fait parfois reculer ses adversaires. Cette armure, qu'il a fait personnellement forgé pour lui, est presque toujours sur lui, même lors de sa vie civile.

Contrairement à son père, il n'a pas été des plus chanceux au niveau de la calvitie. Ayant perdu la majeure partie de ses cheveux en même temps qu'ils viraient au blanc, soit dans la quarantaine, il ne lui reste maintenant plus qu'une simple couronne, laissant ainsi le dessus de son crâne entièrement dégarni. Sa honte de sa calvitie, dont il est le seul de sa famille à en avoir vraiment été victime (tout au moins à ce niveau), est l'une des raisons qu'il porte en permanence son casque. Quant à sa barbe, il la garde seyante depuis la trentaine, principalement pour cacher ses nombreuses cicatrices un bas du visage, mais également pour «avoir son propre style». Il entretient personnellement cette barbe, dont il est très fier. Quant à son visage, Edrick se considèrent chanceux de ne pas avoir été trop affecté par l'âge.  Son visage en long (comme celui de son père) lui donne une allure sereine et sérieuse. Quant à ses yeux, ils sont d'un marron extrêmement foncé, yeux qui sont surplombés par de gros sourcils bruns,seuls poils de son visage arborant encore leur couleur originelle.


DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE
Edrick est tout simplement compliqué. Mais bon, il n'y a pas grand prince qui ne l'est pas. Comme il l'avoue lui-même, aucun des princes de Kivint n'est parfait, et lui inclus. Edrick se considère comme un homme de peu de joie. Plusieurs ne voient en lui que son attitude sévère  et ferme qui se reflète sur son visage, tout comme elle se reflète sur le visage de son père. Mais contrairement à Kevin, sa carapace de calme est facilement pénétrable. Son expression calme et posée peut vite passer à un colère silencieuse et des regards noirs. Contrairement à ses frères, Edrick à appris à garder sa rage pour les combats, durant lesquels il éclate d'une rage silencieux, essayant souvent de tuer tout sur son passage. Il est d'ailleurs souvent perçu par les gens comme étant un militaire impitoyable envers ses ennemis comme ses alliés, ne concédant rien aux autres que des larmes et des défaites. Pour Edrick, la bataille est le seul endroit où il peut laisser court à ses émotions intérieurs, là où il peut enfin se sentir lui-même.

Cela est d'autant plus vrai qu'il lui est difficile de faire confiance. La mort tragique de sa mère lui à fait comprendre que derrière chaque sourire se trouve un porc qui veut plus que sa part, et qui n'attend que le bon moment pour frapper. Il est donc extrêmement difficile de gagner sa confiance, au point où lui sauver la vie n'est pas forcément suffisant pour la gagner. Il se méfie donc énormément des politiques des autres, en particulier de celles de son père, personnage qu'il n’arrive jamais à déchiffrer. Les seules personnes qu'il considère vraiment comme ses alliés sont son grand frère Marbus et les enfants de celui-ci. Malgré cela, il aurait probablement de la facilité à baisser ses défenses pour ses propres progénitures. Ce n'est pas qu'il ne veut pas donner une chance aux gens. Mais la vie lui a tout simplement montrer qu'être naïf mène au malheur. C'est pour cette raison qu'il fait autant preuve de cynisme envers les autres.

Edrick n'est pas un saint, et il ne s'est jamais présenté comme tel. Mais peu de personnes dans sa famille n'approuve ses batifolages. Lorsqu'il est en voyage, qu'il va se battre ailleurs ou qu'il est inviter à une fête, les choses finissent toujours dans un lit avec une jeun femme. Ce n'est pas si étonnant qu'Edrick réussissent à avoir une certaine popularité chez les femmes. Après tout, le simple fait d'être le fils de Kevin lui permet donne une aura d'importance. Et puis, l'alcool, qu'il supporte extrêmement mal, peut faire des miracles à ce sujet. Lui-même ne peut pas dire le nombre de femmes avec qui il a couché, ni le nombre de bâtards qui sont nés de ces unions. Et honnêtement, il s'en fiche. Pour lui, ces femmes ne sont que le plaisir d'une nuit, ni plus ni moins. C'est agréable sur le coup, certes, mais il doit retourner à ses obligations de prince de de Haut Général par la suite. Il laisse donc derrière lui une femme et possiblement un enfant, et ce sans aucun remord. Il ne cherche pas personnellement à connaître ses bâtards, mais si ceux-ci venaient à se présenter devant lui, il ne nierait aucunement le fait qu'il est leur père. Pourquoi essayer de cacher un fait aussi évident de toute façon? Et puis, ils sont la chair de sa chair, et il se dit qu'ils doivent au moins être digne de son respect pour avoir fait tout ce chemin pour le retrouver. Cela embarrasse d'autant plus sa famille, qui trouve ses tendances hédonistes indignent de son rang. L'une des raisons pour lesquelles Edrick tombera si facilement dans le lit d'une autre est que sa femme, Ibris, est infertile, ce qui les empêchent d'avoir des enfants, au grand malheur du couple.

Il est difficile de lui faire perdre son calme en publique, mais lorsque cela arrive, il faut s'attendre à le voir parler avec ses poings. Seulement deux personnes à se jour ont réussit à lui faire perdre son calme et à rester en vie après cela : Amadeus, le cadet des fils de Kevin, détesté par les aînés, et Agramos, le dragon d'Edrick. Ce dernier est d'ailleurs extrêmement doué pour le pousser dans ses colères violentes et prend un énorme plaisir à le faire. Edrick se méfie énormément de son dragon, qu'il considère comme une brute sadique. À ses yeux, Agramos ne comprend tout simplement pas qu'il y a des responsabilités qui viennent avec le rang de prince. Il tient ces responsabilités à cœur, car il sait que la nation le regarde, et qu'il en sera digne.


DESCRIPTION HISTORIQUE
Ma naissance suivit celle de mon frère Marbus, né 5 ans plus tôt. Marbus, premier fils dAnastasia Trask et de Kevin, souverain de Kinvit, eut la chance de naître à cette époque que père réfère toujours avec fierté comme «la grande construction», ce qui se réfère aux premières années de Kinvit, alors que les villes et tous les monuments qui garnissent notre nation n'étaient encore qu'en construction. C'est dans cette époque d’émerveillement que mon frère a vécu ses cinq premières années. Du plus loin que remonte ma mémoire, la capitale se dressait déjà, fièrement construite à la gloire de mon père et de ses compagnons. Il faut dire que la construction de monuments ce fait beaucoup plus rapidement lorsqu'on a des dragons à notre disposition. Et ainsi la Capitale se dressait déjà alors que j'ouvrais pour la première fois les yeux. Il faut dire que cela m'a prit un bon moment, surtout que j'ai failli y rester dans les jours qui suivirent ma naissance. Un problème de mal d'estomac qui s'est réglé avec le temps, à ce qu'il parait.

Je dois dire que nous étions une famille assez unie à l'époque, chose qui peut sembler étrange dû au fait que Marbus et moi parlons à-peine à notre père de nos jours. Je me rappelle encore père, qui nous amenait voyager sur son dragon. Nous n'avions aucunement peur, ce n'était pas vraiment dans notre nature. Et puis le dragon faisait attention à ne pas voler trop vite pour nous, simples enfants. Père nous inculpa que nous vivions dans un monde de paix, où tout le monde avait sa juste part et où chacun pouvait vivre heureux. Il essaya donc de nous transmettre ces valeurs que Jun lui avait transmis des années auparavant. Tout ce que je peux dire, c'est que j'étais crédule à l'époque. Mais je croyais vraiment en cette utopie que Jun ventait.

Malgré ce côté idéologique, père était quelqu'un de très sévère, qui ne nous accordait que peu de son temps ou de son attention à partir du moment où nous fûmes assez vieux pour savoir lire et écrire. Dès notre plus jeune âge, il confia notre éducation à d'autres,se concentrant sur son rôle de suzerain. Parmi ceux qui s'occupèrent de notre éducation fut mère. Mère fut celle qui s'occupa de tout ce qui toucha à l'écriture et l'étiquette. Il faut dire que nous n'étions pas très doué dans la seconde matière à l'époque, moi à cause de mon manque d'intérêt, et Marbus à cause de son tempérament colérique et arrogant qui commençait déjà à faire surface. Cela mis à part, les moment que nous passâmes avec mère furent parmi les plus heureux de notre vie. Il faut dire qu'elle savait comment plaire aux gens, talent qu'aucun de ses enfants n'hérita d'elle. J'aime cependant penser que j'ai hériter de sa vivacité, alors que Marbus semble montrer la même perspicacité.

Les années passèrent, et notre entraînement s'intensifia. Père voulait nous pousser au-delà des limites de notre endurance.  Il voulait que ses fils soit à la hauteur de leur père. Alors que Marbus fut préparez à entrer dans l'arène politique toute sa vie, sa position d'héritier le demandant, je fus diriger vers une carrière militaire. C'est à cette époque que les premières rumeurs sur Daka et ses désirs de conquêtes commencèrent à circuler. Certes, personne n'y prêta attention, tout le monde sachant que Daka était fidèle à Jun. Mais père savait que qu'un jour, Daka deviendrait sérieux. Qu'un jour, Jun devrait s'y rendre pour essayer d'éviter une guerre. Père croyait fermement que Jun échouerait à cette tâche (ce qui ne fut heureusement pas le cas). Oh, bien sur, Marbus savait se battre, très bien même. Tout dragonnier se le devait. Mais père vit en mon pouvoir un signe que ma vie devait être dédié au combat.

Matin et soir, je perfectionnait ainsi mon maniement aux armes. C'était totalement épuisant, en particulier quant on n'a même pas dix ans. Au fil des années, je dû donc apprendre à me servir d'à-peu-près toute les armes de corps-à-corps qui existent. Cela me prit une bonne dizaine d'année, mais aujourd'hui je dirai que le travail a porté ses fruits. Je ne pourrais dire combien de fois que suis tombé inconscient d'épuisement lors de ces entraînements. Toutes ces fois où j'ai souffert, pleuré, et été blessé lors de ces entraînements. Est-ce que j'en veux à mon père de m'avoir poussé sur cette voie? Aucunement. Je dois dire que j'aime bien la vie martiale. Le combat était fait pour moi. Je suis content qu'il m'ait mis sur le droit chemin. Quant à Marbus, il a toujours su être convainquant et aime être en contrôle, alors la politique était faîte pour lui. Il n'y a tout simplement rien à redire à ce sujet.

Je devais avoir 14, peut-être 15 ans, quand mon frère s'est marié. Je dois dire que je connaissais à peine sa femme. Je ne l'avais vu qu'une ou deux fois auparavant, et nous avions à peine parlé. Je ne pourrais même pas dire s'il s'agit d'un mariage politique ou d'une mariage d'amour (bien que connaissant Marbus, le première option semble la plus logique). La cérémonie fut des plus agréable, avec un banquet extérieur et tout. La température était excellente, alors père avait proposer d'organiser le mariage dehors. Je me rappelle encore où j'étais assis, troisième à la gauche de mon frère, qui était au bout de la table avec sa femme. Ce fut ma première rencontre avec l'alcool, et ce ne fut pas la meilleure. Il y avait cette fille dont j'ai oublié le nom, la cousine de ma nouvelle belle-sœur, qui me faisait de beaux yeux. Elle avait mon âge, et il faut dire qu'elle était jolie. La suite fit scandale. Alors que Marbus se rendait dans la suite nuptiale pour consommer son mariage, il me trouva avec la cousine de sa femme. Je me rappelle encore son regard furieux, puis le touché de sa main m'attrapant par le cou et me jetant hors de la chambre alors que j'étais nu. Je ne revu plus jamais cette fille après le mariage, bien que ma belle-sœur m'a apprise qu'elle avait donné naissance à un bâtard. Marbus me pardonna rapidement cet écart, mais pas sa femme. Notre relation est donc assez tendue, et ce encore à ce jour.

Au font, ma vie n'étais pas vraiment à plaindre. Je pouvais même dire que j'étais heureux. Malheureusement, je découvris rapidement que le bonheur a une fin, une fin si inattendue que s'en est douloureux pour le reste de notre vie. C'était lors du chaude saison d'automne. Marbus avait alors 20 ans, et moi 15. Père était alors parti en voyage diplomatique je ne sais où, laissant la garde de notre demeure, de mère et de mon frère et moi à des hommes «de confiance» en qui père avait foi. Tout arriva donc ce jour fatidique. J'étais dans ma chambre, entrain de me changer pour la journée. On vint alors me dire que j'étais attendu par Marbus dans le hall. Comme un imbécile, je n'ai pas douté une seule seconde de leurs bonnes intentions. Le «messager» me suivit pour «me guider». Comme si je ne connaissais pas le chemin jusqu'au hall. Finalement, j'y entrai, et m’aperçus qu'il y avait un garde de chaque côté de la porte. C'est là que je compris finalement que les choses n'étaient pas normale. Si je n'avais pas eu mon pouvoir pour générer une arme de nul part, je serais mort à l'heure qu'il est. Le temps que j'eus une épée dans la main, les deux hommes étaient sur moi. Je parais rapidement, puis fit une roulade pour m'éloigner. N'ayant pas encore mon armure, les mouvements agiles étaient faciles à effectuer. Je finis rapidement le combat, enfonçant mon épée dans la tête du premier assaillant avant d'ouvrir le torse du second lors d'une rotation. Malheureusement, j'avais oublié l'homme qui m'avait conduit ici. Malgré mon entraînement, il réussit à me surprendre (il faut dire que je n,avais que 15 ans), s'apprêtant à me décapiter. La seule chose qui l'arrêta fut une épée lui transperçant le cœur par derrière.

L'homme s'effondra mort, et derrière lui je vus mon sauveur faire un mouvement sec pour enlever le sang de sa lame. Marbus se tenait devant moi, haletant, comme si le chemin jusqu'ici avait été épuisant. Il tenait de sa main droite son œil droit, d'où coulait un flot de sang. Je n'ai jamais su comment il s'est fait cette blessure à l’œil, ou même si cela l'a rendu à moitié aveugle. Tout ce que je sais c'est que la cicatrice de ce jour est encore sur son visage. Marbus me dépêcha de le suivre jusqu'en haut. En chemin, nous affrontâmes plusieurs autres assaillants. Mais j'étais préparé, et je pouvais compter sur l'assistance de mon frère. En cours de route, Marbus m'expliqua simplement que les «hommes de confiance» de père avaient décider de s'accaparer le pouvoir à eut même, et avec leur partisans prit les femmes et les enfants en otages, les autres ayant étés massacrés. Il ne précisa pas comment il avait fait pour s'en sortir et se rendre jusqu'à moi, autre du fait que le chemin a été difficile. Arrivé en haut de la demeure, je bloquais la porte, sachant très bien que cela ne les retiendraient par très longtemps. Je vis alors le dragon de Marbus arriver en volant. Marbus sauta héroïquement sur son dragon, sans même se soucier du vide qui les séparaient. Il me dit alors simplement «SAUTE!», et c'est ce que je fis. Mais j'avais mal calculé ma trajectoire, et seule la main de mon frère m'empêcha d'effectuer un plongeon mortel jusqu'au sol. Ce jour-là, Mon frère me sauva la vie deux fois.

Mère était prisonnière. Père était encore hors du pays, selon les récentes nouvelles. Les traîtres avaient réussit à ce rallier une bonne partie de la Capitale à leur cause, ce qui incluait plusieurs dragonniers et quelques régiments de l'armée et de la garde. Et en plus grand affront, ils avaient même nommé l'un des leurs «Souverain de la Capitale». Bien que j'étais destiné à une carrière militaire, j'étais encore jeune et sans expérience, m'empêchant de prendre la tête des opérations. Mon frère. Avec son habileté et sa détermination habituel, refusa catégoriquement de laisser le commandement à une personne n'étant pas de notre famille. Il prit donc personnellement la tête des opérations, malgré son jeune âge de 20 ans. Mais il était l'héritier du trône de père, sans compter qu'il était dragonnier. Il ne fallut pas longtemps pour que les loyalistes se rassemblent sous sa bannière.

Trois semaines. Il nous fallut trois semaines pour pouvoir reprendre le contrôle de la Capitale. Chaque ruelle, chaque bâtiment, chaque mètre de terrain dû être repris à la dur. Les rebelles refusaient de céder le terrain. Sans compter que leurs alliés hors de la Capitale bloquaient la plupart de nos communication. C'est un miracle qu'aucun village n'ait rejoint les traîtres. C'est également un miracle qu'un message ait finalement réussit à atteindre père pour l'informer de la situation. Et le temps que ce message arrive, nous entrions déjà dans la troisième semaine de siège. Je ne crois pas que cela aurait pris si peu de temps sans les tactiques que Marbus employa. Lorsque nous ne pouvions pas gagner un terrain, nous brûlions tous ce que l'ennemi pouvait utiliser. Au final, l'armée rebelle dû affecter la moitié de ses troupes à gérer les incendies. Le plan de Marbus et de ses conseillés était parfait. En brûlant les bâtiments, ils brûlaient également les ressources et les rations des rebelles. Sans compter que la population, qui perdait ses foyers, chercha un responsable, responsable qu'elle trouva dans l'usurpateur et ses partisans. Dès la deuxième semaine, des émeutes éclataient un peu partout en ville, les ennemis devant également y affecter des troupes pour gérer la situation. Au début de la troisième semaine, des masses de rebelles désertaient pour notre armée. Je me rappelle du sourire de Marbus quand le premier déserteur vint nous voir. Il avait compris que la victoire n'était qu'une question de jour.

Lors du 20e jour de la révolte, tous les soldats ennemis s'étaient rendus après nous avoir ouvert les portes du domaine familiale. L'usurpateur et les autres traîtres à la tête du mouvement s'étaient enfermés dans le hall principal avec leurs maigres supports restant et quelques otages. Nous réalisâmes rapidement que mère faisait partie des otages. C'est ce jour là que père arriva finalement. Nous lui expliquâmes que nous attendions les béliers, histoire d'éviter de trop endommager le domaine lors de l'assaut final. Père, dont l'expression était au bord de la crise nerveuse, nous cria «OUVREZ CETTE FOUTUE PORTE! MAINTENANT!» Ce fut la première et unique fois où je le vus perdre son calme. À peine eut-il dit ces mots que son dragon défonçaient les murs du bâtiment, puis brûla la porte. De l'autre côté se trouvaient les traîtres et les otages, éparpillez un peu partout dans la pièce. L'usurpateur avait une épée ensanglantée à la main et une expression terrifiée sur le visage, surtout lorsqu'il posa son regard sur père. Et à terre gisait mère dans un bain de sang. La stupeur nous paralysa tous sur place. Le premier à réagir fut finalement Marbus, qui fonça, criant toute sa rage et sa peine, puis abattit l'usurpateur de son épée, frappant encore et encore jusqu'à ce qu'il ne reste que des miettes. Père, incapable de supporter la scène, se tourna pour ne plus avoir à regarder. Quant à moi, je tomba tout simplement à genou, lâchant d'un seul coup les haches que je tenais, et puis écarquillait les yeux en regardant son corps, un torrent de larmes coulant sur mon visage sans que je n'émette un seul son.

Cet traîtrise de la part d'hommes pourtant fidèles à la nation fut nommé «LE FRONT DES RATS». Pourquoi ce nom? Demandez aux historiens qui ont nommé l'histoire. Au final, il y a trois choses que je retiens de cette rébellion. Premièrement, ce fut mon premier vrai contact avec la guerre. J'ai énormément appris sur les tactiques militaires et l'art de commander des troupes. J'ai appris à utiliser le terrain à mon avantage pour vaincre l'adversaire. La seconde fut que ma mère mourut alors même que nous avions gagner. Et le pire dans tout cela, c'est qu'aucun de nous n'a jamais su pourquoi elle était mort, pourquoi l'usurpateur l'avait attaquer. C'est un mystère qui nous hante encore, Marbus et moi. Et finalement, cet événement m'a montrer à quel point le monde que le grand Jun prêche n'est qu'une naïve illusion. Peu importe à quel point vous êtes bon avec les gens, peut importe à quel point vous amélioré leur vie, peu importe si vous leur offrez un avenir. Il y a des gens qui voudront toujours plus, des personnes qui seront prêt à trahir votre confiance pour acquérir du pouvoir sur les autres. J'ai vécu les 15 premières années de ma vie pensant que la paix existait vraiment. Mais c'est faux. La paix n'est qu'une invention de l'homme qui a peur. J'ai perdu foi en la naïveté d'un avenir brillant et pacifique. Et au fond, je crois tout le monde dans la famille pensa comme moi à ce moment là. En particulier père. Lui qui était connu pour toujours offrir une seconde chance aux criminels, il prit lui-même la hache pour mettre les traîtres à mort.

Après tout cela, personne ne s'attendait à voir père se remarier un jour. Pourtant, il le fit, et à peine un an après la mort de mère. Sa nouvelle femme, une certaine Mathilda Melendez, avait 20 ans de différence avec père, qui en avait 46 à l'époque. Le fait qu'elle n'avait que 5 ans de plus que Marbus était assez troublant, au point où elle avait l'âge d'être notre sœur. Marbus et moi s'opposèrent farouchement au mariage. En se remariant si tôt, c'était comme s'il crachait sur la mémoire de mère. C'était comme s'il trahissait tout l'amour qu'ils avaient eut ensemble. Nous le vîmes comme une trahison envers nous. Ils nous avaient trahi, ses fils, et il avait trahi sa femme. C'était aussi simple que cela. Aucun de nous ne fut présent pour la cérémonie, et c'est à peine si nous acceptions de parler à cette… cette catin! Je me rappelle encore d'un souper où Marbus entra dans un argument avec père, et devint tellement enragé de la situation qu'il brisa sa chaise sur la table avant de partir, suite à quoi je le suivis en lançant à père un regard inquisiteur. Ce mariage créa un énorme fossé entre lui et nous, fossé qui n'a fait que grossir avec le temps. Car l'année suivante naquit Amadeus Melendez, Troisième Prince de Kinvit.

Je me rappelle encore de la soirée où, alors que le bambin n'avait qu'un ou deux mois, je revenais d'un entraînement nocturne. C'était devenu une habitude de m'entraîner de nuit. Cela m'évitait de croiser père, avec qui je refusais de parler depuis la naissance d'Amadeus (il fallut attendre mes 20 ans pour que nous recommencions à nous adresser la parole). J'entendis alors un bruit dans la chambre du bébé. En entrant, je vis Marbus baissé sur le berceau. Je ne dis aucun mot, ne faisant que m'installer dans le coin pour observer. Je savais pertinemment que mon frère avait remarqué ma présence, même s'il ne détourna aucunement le regard du bébé, ne faisant que le regarder. Nous restâmes comme cela pendant au moins 15 minutes, tous les deux seuls avec Amadeus. Puis Marbus ouvrit finalement la bouche et dit : «Je pourrais le tuer ici et maintenant. Cela ne prendrait qu'un instant.
-Je sais» fut la seule chose que je pus dire.
«Le laisser vivre serait la plus grosse erreur que nous pourrions faire.
-Je sais
-S'il vit, il deviendra une menace pour nous.
-Je sais.» Je remarquai alors que j'avais une dague à la main.
«Il doit mourir ce soir, ou nous le regretteront tout notre vie.
-Je sais»
Cinq minutes plus tard, nous sortions tous les deux de la chambre du bambin, un regard sévère arborant notre visage ferme. Résonna alors pour la première fois le rire du petit Amadeus, qui s'était réveillé durant notre sortie. Ce rire nous hanterait toute notre vie, car ce ne fut pas la dernière fois qu'Amadeus ricana à notre profit. Ni mon frère, ni moi n'avions eux les tripes de tuer l'infant. Amadeus vécu, et ce fut une décision que nous regrettons encore aujourd'hui, au point où il nous arrive d'en faire des nuits blanches. Si seulement nous l'avions tué à ce moment. Si seulement…

Père donna également trois autres Melendez à sa femme, trois filles, qui naquirent par la suite. Contrairement à leur frère, pour qui j'affiche une haine féroce (et je ne suis pas le seul), elles ne m'inspirent aucun mépris de quelque sorte. Après tout, elles ne sont pas une menace comme leur frère Amadeus. Je ne vais pas les haïr à cause de leur nom de famille. Et puis, je n'ai pas remarqué chez elles un intérêt pour les manœuvres politiques nous opposant à Amadeus (mais il faut dire que je ne passe pas mes journées à les observer). Certes, il y a un malaise qui existe entre moi et les filles Melendez, principalement à cause de la rivalité entre les deux branches de la famille, mais je suis capable de les regarder sans avoir envie de leur cracher dans le visage. Malheureusement, ce n'est pas le cas de Marbus. À ses yeux, tous les Melendez sont des ennemis, tous sans exception.

Trois ans après la naissance d'amadeus s'ajouta celle du fils de Marbus. Ah, ce gamin. Même encore aujourd'hui, je l'appelle amicalement «gamin». Ce gamin, c'est notre fierté à mon frère et moi. Avec le temps, il devint charmant, serviable, sympathique et loyal à la nation. Le fils parfait, comme dit Marbus. J'ai eu la chance de m'occuper de son éducation martial (malgré les réticences de sa mère de le voir en ma présence), et je dois dire qu'il m'a tout simplement séduit par son sourire et ses bonnes manières. Les 3 autres enfants de Marbus étaient sympathiques, bien sûr, mais le gamin avait une place spécial dans nos coeurs. Il est si bien élevé. Récemment, j'ai même réussit à convaincre père de donner l'Amirauté au gamin il y a de cela 4 ans. Cela emplit son père de fierté, et moi, l'ayant formé à la vie militaire, ne peut-être plus ému de la voir à la tête d'une grande flotte. Ce gamin, c'est l'avenir des Trask.

L'année de mes 22 ans fut l'une des plus chargées de ma vie. Deux grands événements arrivèrent :

Tout d'abord, je dirai en mars de la même année, je décidai de tenter ma chance avec le «dragon-barbare». Ce dragon était devenu célèbre pour n'avoir jamais accepté un dragonnier. Né d'une portée de six dragons, il en avait tué 4, le seul autre survivant étant le dragon de Marbus. 19 aspirants dragonniers avaient tentés d'en faire leur dragon. Tous morts, dévoré par ce dangereux dragon. Depuis qu'il avait tué sa portée, il se cachait sur une île, dans une grotte maritime. Je voulais un dragon, et il semblait être la seule option qui me restait. Lors de mon épreuve, à l'âge de 16 ans, aucun dragon n'avait répondu à mon appel. C'était humiliant, surtout pour le frère de Marbus, qui était connu pour avoir accomplis l'épreuve à l'âge de 12 ans seulement. Depuis, il était un dragonnier exceptionnel, digne de père à ce niveau. Moi, je n'avais aucune monture.

J'étais probablement l'un des meilleurs combattant de Kinvit. Je savais tout au moins être meilleur que les 19 imbéciles m'ayant précédé. Je n'étais cependant pas stupide au point de me lancer après ce prédateur juste en me fiant à mes talents au combat. Je commandais donc une armure dorée, armure qui serait munie d'un masque détachable, histoire de pouvoir me protéger le visage au combat, mais de pouvoir laisser mon visage lorsque je la porterais dans mes déplacements. Je commandai également un énorme bouclier rectangulaire, également dorée, que je pensais utiliser pour me protéger contre le dragon. L'armure arriva en fin de mois, et je fus satisfait de la trouver comme je l'avais demandée. Je m'équipai donc de mon équipement, générant au passage une masse d'armes avec des pointes, puis parti après le dragon, devenant la 20e personne à vouloir conquérir cette bête.

Il ne lui fallut pas longtemps pour m'attaquer lorsque j'entrai dans la grotte. Il dévora littéralement ma barque, arrivant de sous l'eau comme le ferait un prédateur marin. Il tenta alors de me croquer, mais je fus assez rapide pour coincer mon bouclier dans la bouche, l'empêchant de la refermer. De nombreux échanges s'en suivirent, le dragon se déchaînant comme une bête sur moi. Mais je n'avais pas peur. Je fonçai même dans sa direction à plusieurs reprises, donnant l'impression de me jeter dans la gueule du loup juste pour pouvoir l’appâter au corps-à-corps, où je lui cassait une dent. Je crois que ce truc marcha deux fois. Au cours de ce combat, je sentis quelque chose entre lui et moi. C'était comme le courant passait entre nous, presque littéralement. En plein milieu du combat, il recula, m'observant de ses yeux reptiliens. Une voix grave ricana alors dans ma tête et dit :

-Dragon-soul, hein?

Un sourire se dessina rapidement sur mon visage alors que nous reprenions le combat. Il n'essayait cependant plus de me tuer, mais de juger mes capacités. Je le savais. À travers diverses railleries que nous nous échangions, je découvris son nom : Agramos. Cette brute sanguinaire serait donc mon dragon à partir de ce jour? Je ne peux pas dire que j'ai gagner le plus sympathique du lot. Mais en même temps, le voir combattre me doit moi-même soif de bataille. Peut-être au fond étions nous fait pour être ensemble, même si sa barbarie me répugnait autant que mon sens des responsabilité l'ennuyait. Alors que le soleil se couchait, je fis une entrée triomphante dans la Capitale, me paradant devant l'armée avec mon dragon. Aujourd'hui, j'étais enfin dragonnier.

Le second événement qui arriva lors de mes 22 ans fut mon mariage. Lorsque père m'annonça qu'il m'avait trouvé quelqu'un et que le mariage aurait lieu dans un mois, j'ai eu le réflexe de lui rire au nez, comme s'il me faisait une blague. Mais je savais au fond que mon père n'était pas du genre à plaisanter. J'allais devoir me marier, un point c'est tout. Bien entendu, je tentais de m'y opposer, voir d'aller chercher un support chez mon frère. Mais en voyant son regard sévère, je comprenais que sur ce point, j'étais seul. Je crois bien que pour Marbus, le fait que je sois forcé de me marier compensait pour le fait que j'avais gâché le sien. Pas que cela me sembla très juste à l'époque. Je fus donc forcé de me résigner, acceptant à la condition que je puisse passer du temps avec ma future femme avant le mariage, ce à quoi père consentit.

Ibris était assez banale, je dois dire. Pas la plus belle, pas la plus laide. Elle avait tout de même un certain charme, peut-être à cause de sa timidité. Il faut dire qu'elle était nerveuse de rencontrer un prince de 4 ans son aîné. Je dirais que nous nous sommes rapidement entendu Elle aimait bien parler de toutes sortes de choses, comme de ces parents qui l'exaspérait (ce qui me donna la chance de me vider un peu de mes propres problèmes parentaux). Mais est-ce que je l'aimais? La réponse est non. Une gentille fille, certes, mais pas plus qu'une amie. Et puis, c'est dur d'aimer une personne qui déteste les dragons quant on est dragonnier (bien qu'on peut comprendre pour Agramos). Le mariage eut finalement lieu un mois après notre première rencontre, exactement comme père avait dit. Lorsqu'il était venu avec sa femme, qui tenait le petit Amadeus par la main (il avait 5 ans à l'époque), je me sentis le besoin de lui dire d'un ton acerbe : «Je ne veux d'aucun Melendez à mon mariage. Mets-les hors de ma vue. Maintenant.» Je crois que père prit extrêmement mal la chose, car il parti et ne resta pas pour le mariage. Le seul membre de ma famille présent fut donc Marbus, qui me soutenu dans mon action par un «Tu as bien fait.» des plus chaleureux. Pourquoi les ai-je foutus dehors? Va savoir. Peut-être parce que j'en voulais encore à père de m'avoir arrangé un mariage. Peut-être la trahison de son remariage était-elle encore trop fraîche pour moi. Ou peut-être était-ce le sourire insouciant et égocentrique de ce morveux de 5 ans.

Je crois qu'il fallut environ 3-4 ans pour réaliser que quelque chose n'allait pas. Nous avions à plusieurs reprises essayé de concevoir des enfants. Personnellement, le fait de produire des descendants légitimes me semblait la seule raison pour laquelle j'avais été marié. Et puis je me disais qu'avoir des enfants et fonder une famille me permettrait peut-être de me rapprocher de ma femme, voir de l'aimer un jour. Mais rien. Pas d'enfants en vu. Aucune grossesse malgré toutes nos tentatives. J'allais demander conseil à mon frère, histoire de savoir si cela avait prit du temps pour lui. Il sembla étonné, me disant que lorsqu'il avait voulu des enfants, il s'y était mis pendant plusieurs soirées de suite et la chose était venu d'elle même. Après des recherches, je finis par comprendre que l'un de nous deux ne pouvais produire d'enfant. Et puisque mes aventures avaient déjà produits des bâtards, si je me fiais aux rumeurs, alors il ne restait qu'Ibris. Le fait que nous ne puissions pas avoir d'enfant ruina notre mariage, qui n'était déjà pas solide au départ. Aujourd'hui, c'est à peine si nous nous voyons de jour, la seule fois où nous avons la certitude de rencontrer l'autre étant dans la chambre à couché. Et encore, c'est si je ne suis pas sorti me vider l'esprit.

Les années passèrent, et avec elles les Melendez vieillirent. Amadeus devint peu à peu un jeune homme beau et séduisant, ce qui n'aida pas à régler son tempérament. Il savait qu'il avait du charme, et il utilisait cet atout à chaque fois qu'il le pouvait. Ce salopard de manipulateur. S'il y avait un membre dans la famille qui vivait dans l’opulence et le luxe,c'était lui. Beaux vêtements, nourritures de qualités, maîtresses séduisantes, il avait tout. Il batifolait plus qu'un lapin, cet enculé. Je sais que je ne devrais pas avoir le droit de discuter ces aventures, mais contrairement à lui, je savais où mettre la limite. Mes aventures étaient celles d'une nuit, suite à quoi je ne revoyais plus jamais la fille et retournais à ma vie de prince. Lui nous logeait sa maîtresse (ou ses, dépendant du moment) dans une chambre et nous la pavanai dans le visage pendant des semaines, voir des mois. Et ce qui me faisait le plus rager, c'est que contrairement à moi, il n'y a jamais eu de conséquence à ses actions. Aucun bâtard n'est né de ses relations. Si ça avait été le cas, les espions que Marbus avaient engagé pour suivre les maîtresses l'auraient sus. Marbus se disait qu'un bâtard d'Amadeus serait une bonne protection contre lui. Malheureusement, il ne nous laissa pas cette chance. Il était un si grand hédoniste que j'eus de la difficulté à le croire quand père le força à se marier et qu'il accepta sans rechigner.

Amadeus était le fils préféré de père, et c'est à peine s'il cachait sa préférence. Il passa énormément de son temps sur l'éducation de son fils. Je crois que j'étais alors extrêmement jaloux de ce Troisième Prince, lui qui avait eut l'attention de père dont ni Marbus ni moi n'avons pu profiter dans notre enfance. Également, père ne le poussa aucunement dans un entraînement extrême comme il le fit avec nous. Aucun combat à l'épuisement comme je l'avais vécu, ni d'apprentissage de milliers d'heures à pratiquer des discours comme Marbus. Bien entendu, il eut une éducation digne de son rang, et il était assez doué pour maîtriser ces matières plus rapidement que la majorité des gens. Mais rien qui le ferait souffrir comme nous. Il avait l'enfance facile et pleine d'amour que nous avions rêvé dans nos nuits. Et il le savait, cela se voyait dans son sourire moqueur chaque fois qu'il était devant nous. Une autre couche qui s'ajouta à cela fut le fait qu'il réussit à passer l'épreuve du premier coup, contrairement à moi. Il commençait à ce faire dangereux pour nous, au point où Marbrus commença à avoir peur que Père ne le nomme héritier, même s'il était le troisième né.

Il y a environ 6 ans de cela, une révolte éclata sur une petite île. Un dragonnier avait réussi à convaincre la stupide population que Kevin était un tyran égoïste et sans aucun désir d'aider le peuple. J'avais beau avoir mes différents avec père, mais s'il y avait une chose que je savais, c'était qu'il ne laisserait jamais le peuple tomber. Malheureusement, ces villageois étaient trop stupides pour le comprendre. Des rebelles. Encore des rebelles. Encore des rats qui en veulent plus, même si nous leur offrons tant. Je partie à la tête de plusieurs garnisons pour écraser la rébellion. J'étais alors vêtu de mon armure habituelle, chevauchant sur le dos d'Armagos. La bataille ne prit que peu de temps. Je crois que les rebelles comprirent qu'ils étaient condamner lorsque j’enfonçai une lance à-travers le cou de leur chef. Ou peut-être était-ce fus-ce quand Armagos dévora le cou de son dragon. Dans les deux cas, ils comprirent que c'était la fin. Plusieurs fuirent, alors que d'autres implorèrent ma pitié. Mais devant ces traîtres, une seule image se montrait à mon esprit. Celle de mère, gisant dans ne marre de sang.

Aucun rebelle ne devait vivre. Avec Armagos et les autres dragons présents, nous brûlâmes l'entièreté de l'île, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un paquet de cendres. Le village partit en fumé, et avec elle ses habitants. Je me fichais bien de leurs cries, où du fait que les femmes et les enfants meurent. C'étaient tous des traîtres, et seul la mort les attendaient. Je ne crois honnêtement pas qu'il y ait eut de survivant. Nous nous en sommes assurés. L'Île-aux-Cendres, comme elle a été rebaptisé, n'était tout simplement plus habitable. Cette île servirait de leçon à tous les ennemis de Kivint. Il ne faut pas nous défier. En rentrant à la capitale, je réalisait rapidement que le châtiment des rebelles était devenu sujet de controverse. Marbus vint même me critiquer, nom pas parce que j'avais brûlez tous les rebelles cependant, mais parce que celadonnait à Amadeus des munitions politiques, lui qui se présentait comme «défenseur de la négociation». Ce sale petit manipulateur…

Il y a trois ans de cela, Amadeus commença à devenir trop dérangeant à notre goût, accumulant un bon nombre de partisans. Nous décidâmes donc d'organiser son assassinat. Lors d'une réunion secrète dans les appartement de Marbus (après tout, il était celui qui avait eu l'idée en premier lieu), le plans se mit en place entre les différents conspirateurs. J'étais bien entendu parmi les principaux membres du complot. Les autres étaient des amis et alliés politiques de Marbus. J'avais réussi à le convaincre de laisser le gamin hors de cela, histoire de ne pas le salir dans toute cette histoire. Le plan incluait de déguiser des assassins engagés par Marbus en garde, puis de finalement les faire entrer chez Amadeus et de les laisser le tuer. Étant Haut Général, il me serait facile de les introduire parmi la garde, puis de couvrir les traces par la suite. Tout semblait aller comme prévu. Mais le plan échoua, principalement parce que l'une des sœurs Melendez eut vent de notre plan, et réussi à sauver la vie de son frère. Amadeus découvrit rapidement que Marbus et moi étions les responsables de cette tentative d'assassinat. Cependant, il n'en dit pas un mot à père, ni à personne d'ailleurs. Pourquoi? Pour nous faire chanter plus tard? Pour ce garder une arme contre nous? Va savoir. Mais maintenant, cette rivalité de famille était devenu une guerre pour le pouvoir, et le jour où le conflit s'exposera au grand jour, les choses deviendront violente.

Dans les mois qui suivirent, un événement vint cependant raviver notre joie. Le gamin avait donné naissance à un nouveau Trask, un garçon tout joufflu et tout mignon. Le fait que son fils lui ait donner un petit-fils ne fit qu'augmenter la fierté de Marbus pour son enfant préféré. Une nouvelle génération de Trask venait de voir le jour, et nous espérions tous pouvoir un jour lui offrir un avenir radieux où les Melendez ne serait plus une menace pour nous.

Récemment, père fut convoqué par Jun, son  ami de vieille date, qui lui demanda de venir le rencontrer à Matrok. De ce que j'avais entendu dire, la bande entière de Jun allait y être, ce qui présageait un sujet d'une importance grave. Père emmena Marbus et Amadeus avec lui, me laissant pour «garder le fort» en son absence. Cela ne fit pas que des heureux, mais je m'en fichais, et lui aussi d'ailleurs. Je crois que ce fut la première fois que je restai seul avec les sœurs Melendez depuis qu'elles étaient nés. D'ailleurs, père quittait rarement la Capitale depuis Le Front des Rats. J'eus l'occasion de parler avec elles, mais comme d'habitude, la discussion fut difficile, surtout qu'une d'entre elles savait pour la tentative d'assassinat sur Amadeus. Au final, je passais un mois entier à la tête de Kinvit comme régent. Lorsque père revint, il avait une expression grave sur son visage, et personne ne voulut me dire ce qui s'était passé là-bas. De toute évidence, quelque chose de sérieux avait été discuté. Quelque chose qui pourrait changer l'équilibre du continent. Je crains pour le futur.


AGRAMOS | Agramos n'est peut-être pas le plus grand des dragons, mais c'est l'un des plus agressifs. Il a d'ailleurs tué tous les membres de sa portée, à l'exception d'un, qui est l'actuel dragon du Premier Prince. Il prend plaisir à tuer des dragons (ce qu'il a fait à quelques reprises), et il sait comment pousser Edrick dans un combat. Son rêve est de tuer le dragon de Kevin, et ainsi clamé sa supériorité sur les autres dragons bleus. Edrick se méfie énormément de son dragon, bien qu'il apprécie ses talents au combat.
Son pouvoir est de pouvoir respirer sous l'eau (Respiration aquatique), faisant ainsi de lui un prédateur sous-marin comme aérien.

Agramos:
 
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MessageSujet: Re: Edrick Trask, fils de Kevin Mer 1 Avr - 15:37

bon tu es validé bon jeu!
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Invité
MessageSujet: Re: Edrick Trask, fils de Kevin Mer 1 Avr - 15:46

Cool! Mais deux trucs cependant:
1-Comment je deviens Kinvitois? Parce que je suis pas dans un groupe au moment où je parle...
2-Si je veux faire une section pour des prédef de ma famille (parce qu'on s'entends que c'est nécessaire vu le monde dedans), il y aune fiche de prédef quelque part ou je fais ça comme je veux? Ou c'est vous qui vous en occupez?
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Masculin
Age : 22
Localisation : Voulez-vous vraiment le savoir?
Date d'inscription : 29/03/2014
Messages : 7
Humeur : Je suis pas d'humeur à répondre à cette question...

MON PERSONNAGE
Nationalité: Dakanniens
Âge: 19 ans
Métier: Représentant de village
MessageSujet: Re: Edrick Trask, fils de Kevin Jeu 2 Avr - 10:53

Pour la couleur, je te l'ai rajoutée.
Pour les prédéfinis tu copie le code de fiche de présentation. Puis tu ouvre un topic pour un personnage et tu colle la fiche là. http://dragon-soul.fantasyboard.net/f15-les-predefinis puis tu remplis ce que tu veux. Tu refais la même chose pour chaque personnage.

_____________________________
Un jour, je gouvernerais....
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MessageSujet: Re: Edrick Trask, fils de Kevin

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Edrick Trask, fils de Kevin

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